1 Repas par jour 20 kg perdu forum : témoignages et retours

1 Repas par jour 20 kg perdu forum : témoignages et retours

16 février 2026

L’article en bref

Les forums regorgent de témoignages sur la perte de poids avec un repas par jour.

  • Des résultats spectaculaires mais variables : certains témoignages rapportent jusqu’à 20-23 kg perdus avec le protocole OMAD, mais l’adaptation initiale est difficile avec fatigue, vomissements et vertiges pendant les premières semaines.
  • La qualité nutritionnelle prime sur la restriction : privilégier les protéines (viandes maigres, skyr, légumineuses) et les légumes variés plutôt que de se focaliser uniquement sur la fenêtre de jeûne pour éviter les carences.
  • Commencer progressivement avec du 16/8 : débuter par un jeûne intermittent classique pendant quatre semaines avant d’envisager des protocoles plus restrictifs, toujours sous supervision médicale.
  • Viser la durabilité plutôt que la vitesse : les pertes rapides entraînent souvent des rechutes, alors qu’une approche progressive sur deux ans garantit un maintien à long terme du poids perdu.

Je me souviens encore de cette recherche tardive, un soir de février, où j’ai tapé « 1 repas par jour 20 kg perdu forum » dans Google. J’étais épuisée par mes tentatives infructueuses, frustrée de stagner après avoir perdu mes 10 premiers kilos. Le concept du jeûne intermittent avec un seul repas quotidien suscite beaucoup de témoignages impressionnants sur les forums, mais entre fantasme et réalité, j’avais besoin de comprendre ce qui se cachait vraiment derrière ces chiffres spectaculaires. J’ai plongé dans des centaines de messages, confronté des expériences contradictoires, et aujourd’hui je partage avec toi ce que j’ai réellement découvert.

Ce que révèlent vraiment les témoignages sur la perte de poids rapide

Les forums regorgent d’histoires fascinantes. J’ai lu celle de cette femme de 35 ans qui pesait 96 kg en sortant de ses études. Elle a attendu cinq longues années avant de se lancer dans un protocole de jeûne intermittent strict, ne mangeant plus entre 20h le soir et midi le lendemain. En quelques mois, elle avait perdu 23 kg avec un objectif final entre 33 et 36 kg de moins. Son secret ? Une transformation alimentaire radicale d’un seul coup, sans phase progressive.

Ce qui m’a frappée dans son récit, c’est sa détermination absolue. Elle s’était levée à 4h30 chaque matin pour courir 30 minutes avant son service de 12 heures. Les premières semaines furent terribles : vomissements après les séances, courbatures permanentes pendant quinze jours. Mais elle insistait sur cette règle psychologique fascinante : le corps met 21 jours à prendre une habitude. Elle recommandait d’être irréprochable le premier mois, sans écart ni repas plaisir.

Cette approche me rappelait mes propres débuts. Quand j’ai commencé à transformer mon alimentation après ma blessure au genou qui a stoppé ma carrière sportive, j’ai aussi connu ces phases de refus du corps. Je vomissais après certains entraînements pourtant modérés. Mon organisme protestait contre ce changement brutal. Mais contrairement à cette femme du forum, j’avais choisi une approche plus progressive, justement parce que mes connaissances en diététique me poussaient vers la prudence.

Une autre participante témoignait de sa pratique du jeûne intermittent 16/8 depuis quatre ans, à raison de quatre fois par semaine. Elle jeûnait le soir entre 16h et 9h le lendemain matin. Résultat : disparition totale des douleurs digestives, sommeil profond et régulier, et surtout une perte de plus de 15 kg en un an. Elle s’était stabilisée autour de 50 kg pour 1m65. Son programme alimentaire type m’interpellait : jus de citron pressé ou thé avec skyr et fruits rouges au petit-déjeuner, parfois quelques carrés de chocolat noir, salade de quinoa à la féta au déjeuner, et simplement une tisane au fenouil le soir.

Mon regard de diététicienne sur ces pratiques extrêmes

En lisant ces témoignages enthousiastes, mon œil professionnel détectait plusieurs signaux d’alerte. Le concept d’un seul repas quotidien, techniquement appelé OMAD (One Meal A Day), soulève de vraies questions nutritionnelles. Certains participants racontaient pratiquer ce protocole dans une fenêtre d’une heure seulement, avec un dîner relativement tôt. D’autres allaient jusqu’à des jeûnes de 72 heures deux fois par mois, avec un maximum d’une semaine complète.

J’ai été particulièrement marquée par le témoignage de cet homme de 40 ans, toujours svelte malgré ses excès alimentaires, qui s’était retrouvé avec du ventre après deux grossesses de sympathie. Il pratiquait le 16/8 depuis 20 jours, ayant supprimé petit-déjeuner et goûter. Rien qu’en éliminant 1000 calories quotidiennes (son demi-paquet de biscuits, sa tablette de chocolat et son pain-beurre-miel matinal), il avait déjà perdu 3 kg et réduit son ventre de moitié.

Mais ce qui m’inquiétait dans son message, c’était cette phrase : « À 20h sans manger, j’ai froid et la vue qui se brouille sur l’écran, aucune envie de m’activer, léger bourdonnement de la tête. » Ces symptômes sont typiques d’une glycémie trop basse et d’une adaptation métabolique difficile. Heureusement, il avait dépassé les 3-4 jours d’accoutumance hormonale au sucre, donc plus de sensations de manque malgré sa gourmandise.

Dans ma pratique, j’ai vu trop de personnes confondre vitesse et précipitation. Quand j’ai perdu mes propres 18 kg, j’ai mis presque deux ans. Pas parce que j’étais inefficace, mais parce que je voulais construire des habitudes durables. Je me souviens de cette période où je testais différentes fenêtres alimentaires, notant méticuleusement mes sensations de faim, ma qualité de sommeil, mon niveau d’énergie à l’entraînement. Parfois, je devais ralentir, réintroduire un petit-déjeuner léger quand mes performances en natation chutaient trop.

Protocole Durée du jeûne Perte rapportée Principaux défis
16/8 classique 16 heures 3-5 kg/mois Adaptation progressive, faim initiale
OMAD (1 repas) 23 heures Jusqu’à 8 kg/mois Fatigue, risque de carences, isolement social
Jeûne prolongé 72h 3 jours consécutifs Variable, souvent reprise rapide Supervision médicale nécessaire

Les erreurs que j’ai observées dans ces démarches

Un adolescent de 16 ans avait posté sur un forum son projet de perdre 25 kg en trois mois et demi via un protocole OMAD couplé à de l’exercice intense. Il pesait 110 kg pour 1m88 et marchait déjà 7000-8000 pas quotidiens sans résultat. Son plan ? Un seul repas à la cantine, 10 minutes de course et 10 fois 20 secondes de sprint avec 20 secondes de repos chaque matin.

La réponse qu’il avait reçue était d’une justesse remarquable : il consommait énormément de sucre caché (féculents, desserts, petit-déjeuner sucré), ce qui équivalait à manger un fast-food quotidiennement. Le conseil était simple : privilégier les protéines qui rassasient vraiment, contrairement aux féculents qui déclenchent le cercle vicieux des envies sucrées. On lui recommandait les pâtes de lentilles corail (aucun sucre, goût de féculent, apport protéique équivalent à un blanc de poulet) et le skyr (doux sans sucre, pauvre en gras, riche en protéines).

Cette histoire m’a touchée parce qu’elle illustre parfaitement ce que j’essaie d’expliquer à mes consultants : la qualité nutritionnelle prime sur la restriction temporelle. Tu peux jeûner 20 heures par jour, si ton unique repas est composé de pizza et de glace, tu ne perdras pas durablement. Pire, tu risques de graves carences. J’ai connu cette erreur moi-même à mes débuts. Je me privais pendant des heures, puis je craquais sur n’importe quoi dans ma fenêtre alimentaire, pensant que « peu importe ce que je mange tant que c’est dans les bonnes heures ». Les erreurs courantes à éviter pendant un régime sont souvent liées à ce genre de raisonnement simpliste.

Voici les principes fondamentaux que j’ai fini par appliquer et que je recommande systématiquement :

  • Ne jamais descendre sous ton métabolisme de base, même en jeûne intermittent
  • Privilégier les protéines de qualité (viandes maigres, poissons, légumineuses, skyr) pour préserver la masse musculaire
  • Intégrer systématiquement des légumes colorés et variés pour les micronutriments
  • Boire suffisamment d’eau, surtout pendant les fenêtres de jeûne (1,5 à 2 litres minimum)
  • Écouter les signaux de ton corps : fatigue persistante, irritabilité, troubles digestifs sont des alertes

Ce qu’il faut vraiment retenir sur cette approche

Les forums débordent de témoignages spectaculaires sur le jeûne avec un seul repas quotidien, et beaucoup sont authentiques. Oui, certaines personnes perdent effectivement 20 kg ou plus avec cette méthode. Mais derrière ces chiffres se cachent des réalités souvent tues : les rechutes fréquentes, les carences nutritionnelles, l’isolement social lié à ne plus partager de repas, les troubles du comportement alimentaire qui peuvent s’installer insidieusement.

Après avoir épluché des dizaines de fils de discussion et analysé ces pratiques avec mon regard de diététicienne, je constate que les réussites durables combinent toujours trois éléments : une fenêtre alimentaire adaptée à ton rythme de vie (pas forcément extrême), une qualité nutritionnelle irréprochable pendant les repas, et une activité physique régulière même modérée. La femme qui a perdu 23 kg courait chaque matin. L’autre qui pratiquait depuis quatre ans avait adopté un rythme soutenable de quatre jours par semaine seulement.

Si tu envisages sérieusement cette démarche, commence par un 16/8 classique pendant quatre semaines. Observe comment ton corps réagit, note tes sensations, mesure tes résultats sans obsession. Seulement après cette phase d’adaptation, si tu te sens vraiment bien et que les résultats sont au rendez-vous, tu pourras éventuellement réduire ta fenêtre alimentaire. Mais toujours en gardant une vigilance nutritionnelle maximale : chaque repas doit être complet, équilibré, riche en nutriments essentiels.

N’oublie jamais que ton objectif n’est pas seulement de perdre du poids rapidement, mais de construire un rapport serein et durable avec l’alimentation. Les 20 kg perdus qui reviennent six mois plus tard n’ont aucune valeur. Les 15 kg perdus progressivement sur deux ans et maintenus cinq ans après, eux, changent une vie. Je le sais, je l’ai vécu, et c’est exactement ce que je souhaite pour toi.

Disclaimer : Cet article est basé sur mon expérience personnelle et ne remplace pas un avis médical professionnel. Avant d’entreprendre tout jeûne intermittent, particulièrement les protocoles restrictifs comme l’OMAD, consulte un médecin ou un diététicien pour vérifier que cette approche est adaptée à ta situation de santé.

Maxime

Rédacteur de blog et journaliste, je navigue entre l’instantané du reportage et la réflexion du contenu long format. J’écris avec rigueur, curiosité et passion, en croisant les codes du journalisme et ceux de la rédaction web.

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