L’article en bref
Tenir son régime en vacances d’été nécessite flexibilité et stratégies adaptées plutôt que restrictions extrêmes.
- Adopter la règle 80/20 : 80% de choix équilibrés et 20% de plaisirs assumés pour éviter la frustration
- Prioriser l’hydratation avec un grand verre d’eau citronnée au réveil et demander les sauces à part au restaurant
- Maintenir sa structure alimentaire même au buffet : protéines, fibres et féculents complets si journée active
- Planifier ses écarts en conscience et adapter les autres repas de la journée pour une balance calorique équilibrée
Comment tenir son régime pendant les vacances d’été représente l’un des défis les plus redoutables pour toutes celles qui, comme moi, ont déjà vécu la frustration de voir leurs efforts anéantis par deux semaines de relâchement. Je me souviens encore de mes premières vacances après avoir perdu mes premiers 10 kilos : j’avais tellement peur de tout reprendre que j’avais emporté ma balance dans ma valise ! Aujourd’hui, après des années d’expérience étant diététicienne et mes propres galères avec la perte de poids, je peux te dire qu’il existe des stratégies concrètes pour profiter pleinement de tes vacances sans saborder tes efforts.
Mes erreurs de débutante et les leçons apprises
Laisse-moi te raconter ma plus grosse bourde estivale. C’était il y a six ans, j’avais 28 ans et j’étais encore dans ma période « tout ou rien » avec mon alimentation. J’avais prévu des vacances en Crète avec des amies, et j’étais tellement obsédée par l’idée de ne pas craquer que j’avais préparé une liste interminable d’aliments interdits.
Le premier soir, face à cette magnifique taverne grecque avec ses odeurs d’huile d’olive et d’origan, j’ai commandé une salade verte sans vinaigrette pendant que mes amies se régalaient avec des mezze traditionnels. Résultat ? Le troisième jour, complètement frustrée et épuisée par cette restriction excessive, j’ai littéralement explosé. Trois jours de compensation alimentaire qui m’ont fait prendre plus de poids que si j’avais simplement mangé normalement dès le début.
Cette expérience m’a appris que la flexibilité est la clé du succès en vacances. Depuis, j’applique ce que j’appelle la « règle des 80/20 » : 80% de choix équilibrés et 20% de plaisirs assumés. Cette approche m’a permis de maintenir ma perte de poids même lors de mes voyages les plus gourmands en Italie ou en Espagne.
Les stratégies qui ont transformé mes vacances
L’hydratation reste ma priorité absolue dès le réveil. En été, je commence toujours ma journée par un grand verre d’eau citronnée, même en vacances. Cette habitude simple m’aide à distinguer la vraie faim de la déshydratation, particulièrement crucial quand on passe du temps au soleil.
Pour les repas au restaurant, j’ai développé ma propre méthode. Dans un restaurant chinois par exemple, je privilégie systématiquement les plats vapeur et les légumes sautés, en demandant les sauces à part. Cette technique du « sauce à part » fonctionne partout et te permet de contrôler les calories cachées sans passer pour une maniaque.
| Type de restaurant | Mes choix malins | Ce que j’évite |
|---|---|---|
| Chinois | Plats vapeur, riz nature, légumes sautés | Fritures, sauces sucrées |
| Italien | Carpaccio, poissons grillés, salade | Pizzas garnies, pâtes à la crème |
| Français traditionnel | Tartares, grillades, légumes | Sauces béarnaise, gratins |
Concernant le petit-déjeuner, même à l’hôtel face au buffet tentant, je garde ma structure habituelle : protéines (œufs ou yaourt grec), fibres (fruits frais) et un peu de féculents complets si j’ai une journée active prévue. Les viennoiseries ? Je m’autorise le croissant du dimanche matin, mais pas tous les jours.
Mes astuces anti-ballonnements en déplacement
Rien de pire que d’être ballonnée en maillot de bain ! J’ai développé plusieurs stratégies pour éviter ce désagrément. D’abord, je mange toujours lentement, même quand mes compagnons de voyage sont pressés. Cette habitude simple réduit considérablement l’air ingéré.
Mes collations de voyage sont soigneusement choisies pour éviter les problèmes digestifs :
- Amandes non salées (portion de 20g maximum)
- Pommes ou poires bien mûres
- Barres de céréales maison à base d’avoine
- Yaourts grecs nature en petit format
Je limite drastiquement les boissons gazeuses, même l’eau pétillante que j’adore habituellement. En vacances, l’eau plate devient ma meilleure amie. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, éviter certaines erreurs courantes pendant un régime devient encore plus crucial loin de chez soi.
La vérité sur les féculents du soir en vacances
Longtemps, j’ai cru qu’il fallait absolument éviter les féculents le soir, surtout en vacances où on bouge moins. Quelle erreur ! Mes études en diététique m’ont appris que l’important reste la balance calorique globale sur la journée, pas le timing précis.
D’ailleurs, lors de mes séjours en Méditerranée, j’ai remarqué que les populations locales consomment souvent des féculents le soir (paella espagnole, pâtes italiennes, riz pilaf grec) sans problème de surpoids. Le secret ? Les portions raisonnables et l’activité physique intégrée naturellement dans leur quotidien.
En vacances, si j’ai prévu une soirée avec des pâtes fraîches face à la mer, j’adapte simplement mes autres repas de la journée. Un petit-déjeuner plus léger et un déjeuner axé sur les légumes et protéines me permettent de profiter pleinement de ce moment sans culpabilité.
Le fromage, autre plaisir estival, reste possible avec modération. Ma règle personnelle : 30g maximum par jour, de préférence des fromages à pâte dure riches en protéines comme le parmesan ou le comté. Ces petites portions satisfont mes envies tout en restant compatibles avec mes objectifs.
Ce qui marche vraiment sur le long terme
Après six étés à tester différentes approches, l’adaptation reste plus efficace que la restriction totale. Je planifie mes écarts en conscience : si je sais que demain soir nous irons dans ce restaurant de poisson grillé que j’adore, je prépare une journée plus légère sans me priver pour autant.
Cette flexibilité contrôlée m’a permis de maintenir ma perte de 18 kilos même pendant mes voyages les plus gourmands. L’été dernier, après quinze jours en Sicile entre arancini et granita, j’avais même perdu 500g ! La marche quotidienne pour analyser les villes, la natation quotidienne et les choix alimentaires réfléchis avaient parfaitement compensé mes quelques plaisirs culinaires.